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DAKAR : 10 IEME ASSEMBLEES DU RESEAU AFRICAIN DES FONDS ET INSTITUTIONS

Dakar : 10 ième assemblées du réseau africain des fonds et institutions de formations professionnelles en Afrique de l’ouest et du centre RAFPRO. L’unicité de la caisse et le reversement intégral de la taxe d’apprentissage sur la table.

L’office national de formation et de perfectionnement professionnels ONFPP membre fondateur du réseau africain des fonds et institutions de formations professionnelles de l’Afrique de l’ouest et du centre a prit part à la 10eme assemblée générale ordinaire du réseau à Dakar, du 12 au 13 juillet. Quasiment, tous les directeurs généraux des fonds et leurs assistants techniques de 12 pays membres du réseau étaient présent à ce rendez-vous. En toile de fond, la présentation du rapport d’activités 2016-2017, le plan d’action et l’élection d’un nouveau bureau. Pour le réseau, il faut vite améliorer la qualité de la formation professionnelle en Afrique, afin de rendre plus compétitives les entreprises, et réduire considérablement le sous emploi et le chômage des jeunes sur le continent.

A sa création en 2006 à Cotonou, le réseau s’est fixé comme objectif d’intensifier les mécanismes d’insertion professionnelle des jeunes souvent oubliés par les politiques. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. L’insuffisance des ressources financières, le non versement intégral des taxes payés par les entreprises assujetties, le recouvrement des taxes par les impôts et l’unicité des caisses constituent autant de facteurs pointés du doigt par ces spécialistes de la formation professionnel du continent. Le cas de la Guinée est expliqué ici par le directeur général de l’ONFPP Lucien Beindou GUILAO. « Avec ce système d’unicité de caisse, vous vous souviendrez que nous avions été les premiers à féliciter le gouvernement pour l’instauration et l’application de l’unicité de caisse. Mais il se trouve que sur le plan opérationnel, ça ne marche pas comme on nous l’avais promis. Et ses difficultés ralentissent le fonctionnement de l’ONFPP.Ce qui fait que nous sommes en mal avec nos engagements vis-à vis de notre cible. Remarquer que, il y’a des entreprises qui contribuent pour lesquelles nous ne pourront pas faire de formation. Il y’a également des jeunes diplômés qui sollicitent des formations au moment où ils sollicitent nous ne sommes pas en mesure de financer ses formations pour la simple raison que le système est lent. Ça nous rend moins performant. »

Pour le directeur général du 3FPT Sénégal Dam DIOUP, « Nous osons espérer que notre réseau portera le plaidoyer nécessaire pour que tous les pays africains face la même chose. C’est-dire verser la totalité de la taxe de formation au fonds comme le Sénégal l’a déjà fait. Une chose est décidée de verser la taxe. Une chose, c’est de la recouvrer. Ce combat, j’allais dire, ces deux combats doivent constituer notre cheval de bataille de notre réseau. Pour faire comprendre aux décideurs, qu’aujourd’hui, la question de recouvrement de la taxe et la question de reversement intégrale est la solution pour donner à nos jeunes les qualifications dont ils ont besoin pour rentrer dans le marché du travail. »

Pendant cette 10ème assemblée générale, toutes les questions qui ralentissent le bon fonctionnement des différents fonds de formation professionnelle sont évoquées. Un nouveau plan d’action est défini. Des recommandations, il y’en a eu également. Le réseau va élaborer un document de portée générale qui va être soumis à la réunion des ministres en charge de la formation professionnelle en septembre prochain à Dakar. Dans cette vision, le soutien du Sénégal à travers son ministre de la formation technique professionnelle est sans conteste. « Vous voyez que dans les pays développés, ils sont arrivés très tôt. Donc, il faut que toute la taxe professionnelle soit payée aux fonds. Nous au Sénégal, il a fallu cette volonté politique, cette vision de 2012 où nous n’avions que 5% de ses taxes. Et voilà qu’après quelques années, nous avons la totalité. Donc, je crois que c’est appel qu’il faut faire au niveau de nos Etats pour que ses taxes dédiées à la formation reviennent en totalité au niveau de la formation professionnelle. »

Dans sa stratégie de booster le capital humain et la croissance économique du continent, le partenariat avec le secteur privé va être renforcé. Le nouveau bureau élu, à sa tête, le Nigérien Jermal LAWAL, tentera de mettre en place, un cadre de concertation. Sa mission, sillonner tous les pays membres pour tenter de convaincre les dirigeants au plus haut niveau sur la nécessité d’autonomiser les fonds de formation professionnelle en Afrique.